Ce matin, j'allais assez bien pendant que mes parents déjeunaient, mais ma bonne forme fut de courte durée. Je me suis mis à avoir mal au ventre pendant que maman finissait de manger et c'est papa qui s'est occupé de moi. Je pleurais très fort car ça me fait mal même si je suis dans les bras de mes parents. Ils croyaient que ça augurait très mal la journée, et papa n'arrêtait pas de répéter que voyager avec un bébé, c'est loin d'être aussi agréable qu'on le dit. Maman lui a répondu que je pleurerais autant chez nous et que ce ne serait pas mieux. C'est bien vrai! Nous sommes donc partis même si je pleurais à fendre l'âme. Une fois dans mon siège, quand papa m'a descendu, je me suis calmé. J'aime être transporté dans mon siège. Après, j'ai arrêté de pleurer et nous sommes partis pour notre journée, sans encore trop savoir où nous allions.
Il faisait encore très chaud, ils annonçaient 29, et c'était humide (il y a eu une averse avant qu'on sorte) et ensoleillé. Ouf! Mais je commence à m'habituer à la chaleur, je trouve ça moins difficile qu'au début. Nous sommes allés sur Massachussets Avenue, car maman voulait trouver le bureau de poste, mais elle ne connaissait pas l'adresse et nous ne l'avons pas trouvé. En se promenant, nous sommes tombés sur le Symphony Hall de Boston, la salle hôtesse de l'Orchestre Symphonique de Boston. C'est un bâtiment du début du vingtième siècle où il y a, paraît-il, l'une des meilleures acoustiques du monde.
Ça ne m'intéressait pas tant que ça, puisque je continuais à être inconfortable. Je chignais quand on est arrivés proche de la première église scientiste, que maman trouvait vraiment très belle. Mes parents n'étaient pas tellement de bonne humeur non plus, parce qu'ils pensaient que j'allais pleurer toute la journée. Bref, personne n'était vraiment content au début de la journée, même s'il y avait de belles choses à voir autour de nous.
En passant proche d'une série de jets d'eau, maman a décidé d'aller se saucer un peu et m'a laissé chigner avec papa. Je suis tombé endormi tout d'un coup, sans même m'en rendre compte! Quand maman est revenue, je ne disais plus un mot. Papa ne s'était même pas aperçu que je m'étais endormi, mais mes parents étaient contents car ils croyaient que j'avais besoin de repos; selon eux, je ne dors pas assez ces derniers jours.
Après avoir vu ces deux bâtiments, papa a proposé d'aller marcher dans Beacon Hill, un beau quartier de Boston. Pour nous y rendre, nous sommes allés marcher au bord de la Charles River, parce que c'était plus beau. Il y avait un chemin aménagé au bord de l'eau, assez loin des autos.
On a arrêté et on s'est installés au bord de l'eau pour faire une petite pause et profiter du beau temps. J'ai bu mon lait sur le gazon, devant la rivière. Après, j'étais de bien bonne humeur: j'avais bien dormi et je me sentais mieux.
J'ai joué un peu avec maman et mes parents m'ont remis dans ma poussette pour qu'on continue notre voyage. Je n'étais pas tellement content: on dirait que je n'aime plus rouler, alors qu'avant j'aimais beaucoup ça, ça m'endormait. Je me suis remis à chigner parce que je voulais sortir de ma poussette, mais ça n'a pas fonctionné. Maman a joué un peu avec moi et Henri, j'étais content, mais dès qu'elle recommençait à me pousser, je chignais. Elle a fermé la capote de la poussette et encore une fois, je me suis endormi tout d'un coup. Je crois que j'avais vraiment du sommeil à rattraper car j'avais pourtant bien dormi pendant la nuit. J'ai continué de dormir vraiment longtemps mais mes parents m'ont dit ce que j'avais manqué alors je peux quand même vous le raconter.
Quand nous sommes arrivés dans Beacon Hill, mes parents avaient faim. Ils sont arrêtés au premier endroit qu'ils ont vu, un Starbuck's, bien entendu (il y en a vraiment à tous les coins de rue, il y a beaucoup de Dunkin Donuts aussi). Ils ont pris chacun un turkey bacon sandwich, et maman a pris un Frappuccino. Ils sont allés manger tout ça au Public Garden, juste à côté du Boston Common, un grand parc. Pendant qu'ils mangeaient, un groupe de gens est arrivés. Il s'agissait d'une visite théâtrale, mais mes parents ne savent pas tous les détails car ils avaient manqué le début et ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait. Un membre du groupe de comédiens s'est assis sur le banc à côté du nôtre et regardait maman avec insistance. Il lui a demandé si mes parents allaient rejoindre le spectable. Elle a dit non. Il continuait de la regarder et elle a eu peur qu'il veuille l'intégrer au spectacle alors elle s'est dépêchée de finir son sandwich et nous sommes partis de là pour nous rendre dans Beacon Hill, un quartier où la verdure occupe une place de choix.
J'ai commencé à me réveiller alors nous sommes retournés au Boston Common pour que je puisse m'hydrater: ça faisait longtemps que je dormais et que j'avais bu. Nous nous sommes installés sur un banc et maman m'a rafraîchi avec une débarbouillette humide. Ça m'a fait du bien, mais je n'étais quand même pas autant en perdition que lors de notre journée au Faneuil Hall. Après avoir bien mangé, j'ai joué avec mon champignon. D'après maman, je suis rendu un vrai champion du champignon! Je le prends avec mes deux mains et je suis capable de bien le mettre dans ma bouche.
Après, maman m'a pris dans ses bras pour qu'on se promène un peu dans le parc, où il y avait plein de belles choses à voir. J'ai commencé par m'asseoir sur un petit caneton qui marchait avec ses frères et soeurs en suivant sa maman:
Nous avons aussi vu de vrais animaux dans le parc: j'ai entre autres vu un beau cygne et une goose, qui a rappelé son voyage à Winnipeg à maman. Elle a voulu qu'on se fasse photographier avec pour ma marraine.
En marchant vers chez nous, nous sommes arrêtés dans une librairie où maman a acheté un livre d'un auteur bostonnais. Elle a eu un peu de misère à en trouver un car il n'y avait pas de section "local" et que le commis n'en connaissait pas vraiment. Il lui a par contre très bien répondu et elle a fait son choix pendant que j'allais voir les CD avec papa, au deuxième étage.Avant d'aller à la maison, nous sommes arrêtés au Prudential Center et à l'épicerie. Maman m'a pris dans ses bras en sortant de l'épicerie parce que je chignais toujours. Une fois à la maison, par contre, j'étais plus de bonne humeur. J'ai joué avec mon serpent pendant que mes parents mangeaient, et après, j'ai bu mon lait. Maman m'a ensuite donné mon bain et après, papa m'a essuyé, comme à tous les soirs. Je suis toujours content quand je suis dans ma serviette et je jase beaucoup.
Je suis ensuite prêt à aller me coucher. Ce soir, je n'ai pas le goût de dormir, car mon mal a passé complètement et je suis maintenant comme d'habitude, c'est-à-dire éveillé et d'excellente humeur. Malheureusement, il n'y a plus d'entorse au règlement maintenant: après le bain, c'est le dodo!
Avant d'aller au lit, j'ai quelques messages à transmettre. À ma marraine, je voulais dire que mes parents savent bien que le base-ball est plus populaire que le hockey ici, mais c'est aussi vrai que, comme il y a ici une équipe des quatre sports professionnels, c'est vraiment le sport de saison qui prédomine (dans ce cas-ci, le base-ball). Une vendeuse l'a confirmé à maman aujourd'hui. Présentement, il est difficile de trouver des choses des Bruins, des Celtics et des Patriots (même s'il y en a un petit peu plus).
CJ, papa voulait savoir si ça te dérange si les albums qui t'intéressent sont usagés, car il y a aussi de l'usagé chez Newbury Comics. Cependant, ces CD sont en excellent état, il s'en est acheté et la bonne condition est garantie.
Sur ce, je vous quitte pour la nuit, en espérant aussi bien dormir qu'hier! À demain! xxx
"Nous avons aussi vu de vrais animaux dans le parc: j'ai entre autres vu un beau cygne et une goose, qui a rappelé son voyage à Winnipeg à maman. Elle a voulu qu'on se fasse photographier avec pour ma marraine."
RépondreSupprimerLes gooses américaines sont bien attentionnées à ce que je constate !
Sinon, je me contenterai de dire à ton "père" que je fais entièrement confiance en son jugement là-dessus.
Je me questionne toutefois sur le fait que tu ne sembles plus prendre ton pied autant qu'hier. Et sinon, ta mère s'inquiète pour toi sur son Facebook, donc il serait préférable que tu lui fasses comprendre que tu te portes bien pour éviter qu'elle se fasse du mauvais sang !
Bonjour TLC!!
RépondreSupprimerMerci de me divertir un peu, j'en avais besoin, ça fait 6 heures que je fais du grand ménage sans arrêt, j'ai même assemblé un classeur et 3 bibliothèques et une commode (le classeur aujourd'hui et les autres meubles hier), comme ça tu auras ton tiroir de prêt pour quand tu vas venir dormir chez moi cet automne. Par-contre, tu me sembles avoir encore grandi sur les photos, je ne sais pas si tes jambes dépasseront du tiroir, ça reste à voir. Tu sembles faire un très beau voyage, même si ta bonne humeur ressemble un peu à la température d'ici!
Tu diras à ta mère que Anaïs et J-F sortent ensemble depuis ce soir, et aussi qu'elle exploite à merveille le potentiel frisant de ses cheveux! Je te souhaite une belle journée demain, amuse-toi bien! xxxxxxxxxxx Crevette te salue!
Allô cher petit TomLou!
RépondreSupprimerTes journées sont toujours palpitantes même si tu en dors une bonne partie (comme hier). Tu possèdes déjà une excellente mémoire car tu racontes dans les moindres détails ce que tes parents t'ont raconté avoir vu pendant que tu roupillais.
J'ai trouvé que ton champignon était pas mal gros pour ta petite bouche. Demande à tes parents de le faire cuire un peu, il deviendra plus facile à croquer.
Hier, je n'ai pas laissé de message mais j'ai pensé beaucoup à toi et à ta future université Harvard. Il faut absolument que tu la fréquentes! Pour le financement, demande à tes parents d'inviter une foule de gens de Québec (surtout ceux de Sillery et de Cap-Rouge) à ton baptême et tu verras que ton fonds d'études se remplira comme par enchantement. Et avec les intérêts accumulés pendant 20 ans, tu pourras même complété ton doctorat à cette prestigieuse université.
Passe une belle journée et continue de bien observer ce qui t'entoure. Tu fais le bonheur de ceux qui te lisent.
Grand-maman Louise qui t'envoie un bec rafraichissant.
Grand-papa Bertrand t'envoie un bec à odeur de caféine.